PARLEMENTIA est une marque de street wear indépendante dont le nom rend hommage à un endroit mythique du surf mondial, le spot de PARLEMENTIA, vague magique du Pays Basque plantée entre le grand large et la générosité des montagnes pyrénéennes. PARLEMENTIA c’est le lien entre le plaisir et le sauvage, entre l’équilibre et la force, c’est le partage de l’effort physique où l’humilité et la beauté ont goût de sel et voix de vent. C’est la rencontre entre le terrien et la Terre.
Ce sont les valeurs d’admiration, de respect, de courage, de passion, et d’intégrité, qui ont inspiré une première collection. Une collection simple et authentique qui s’appuie sur un logo aux contours efficaces, puissants et très graphiques. Elle renoue avec les vraies valeurs du surf et est inspirée par ce mur liquide où l’on puise une énergie pure.
La Collection :
Cette marque 100 % française a développé le concept du teeshirt « surf report » qui décrit dans le dos de celui-ci la vague de Parlementia Pays Basque.
C’est une idée originale qui a déjà rencontré un vif succès en 2008 sur la Côtes Basque.
Le concept est décliné pour d’autres spots mythiques tels que Teahupoo.
Parlementia est un nom qui fait penser à la démocratie, à la liberté. C’est en s’inspirant de ces idées philosophiques fortes qu’elle a développé une ligne unisexe, s’adressant aux hommes, aux femmes, aux ados et aux baby surfeurs, ainsi que des lignes spécifiques pour chacun d’eux.
Une collection de wear qui rappellera l’époque où le surf s’est développé sur des valeurs proches de la contre culture aux Etats Unis, qui étaient le refus du système, la quête de liberté, de voyage et de découverte de nouvelles vagues : Un gout de Los Angeles dans les seventies…
PARLEMENTIA incarne le bien être et la classe du Pays Basque. Elle a donc axé sa ligne sur le confort et la qualité, sur la simplicité et le style.
La marque est exclusivement en vente sur le net, notamment dans sa propre boutique www.parlementia.com, ce qui lui confère une dimension d’indépendance, d’autogestion, de neutralité.
PARLEMENTIA représente l’énergie portée par des esprits indépendants et généreux, cette énergie guidée par l’amour de la nature et l’urgence de la protéger. Sur un grand nombre d’article de sa collection le logo et le nom de PARLEMENTIA sont souvent associés à la phrase « Spread the world » (faites passer le monde) qui reflète l’envie de générosité et d’abnégation de cette marque… Alors faites passer le mot !
Aujourd’hui Parlementia rencontre Jean-Pierre Martins l’acteur français hyper sexy et en pleine montée qui porte du Parlementia avec une classe folle. Magnifique Marcel Cerdan dans « La Môme » d’Olivier Dahan, on l’attend avec impatience dans « La Horde » de Yannick Dahan et Benjamin Rocher, le premier film de Zombie français dans lequel il tient le rôle principal…
Entretien et images :
BL : Déjà nous sommes hyper fiers de te voir habillé en Parlementia, la marque qui rend hommage à la vague mythique du Pays Basque sur laquelle tu as déjà traîné… On sait que tu as beaucoup surfé alors peux-tu nous raconter tes débuts ?
Jean-Pierre Martins : J’ai commencé il y a longtemps au Portugal avec des potes. J’ai une baraque à coté de Lisbonne, d’où est originaire ma famille ; là-bas il y a quelques plages avec de très belles vagues … depuis tout petit je voyais plein de mecs avec des surfs alors je me suis dit qu’un jour il fallait bien que je m’y mette … je suis parti avec 8 potes en surf trip, dont mon vieux pote Clarence, on s’est fait toute la côte du Portugal, de Lisbonne jusqu’au nord … on dormait à l’arrache sur les plages et on essayait de trouver des spots un peu cool. On pensait être des aventuriers et trouver des endroits que personne ne connaissait et le lendemain matin au réveil, il y avait plein de surfeurs dans l’eau ; c’était assez drôle (rire !). Que des bons souvenirs en tout cas…
BL : C’était quoi les spots au Portugal où tu aimais surfer, t’éclater ? Qu’on s’organise un surf trip par là-bas …
Jean-Pierre Martins : Ben déjà près de chez moi vers Lisbonne, il y a un spot qui s’appelle Costa da Caparica (avec l’accent !) c’est un endroit où il y a de belles vagues, de belles lignes de houle avec de grandes plages à l’américaine, des plages qui font des kilomètres et des kilomètres genre côte landaise. Il y a un autre endroit qui s’appelle Peniche (re avec l’accent) qui est un spot où il y a des petits championnats européens et pas mal de surfeurs et après tout le long de la côte, en remontant jusqu’à Figuera da foz (re re avec l’accent), tu as des endroits qui vont vraiment bien. Voilà quoi … c’était le trip d’avoir deux pauvres AX Citroën, une remorque, toutes les planches sur le toit et c’était cool quoi….
BL : sinon tu connais bien Parlementia, le Pays Basque, la côte Ouest quoi ??
Jean-Pierre Martins : Parlementia ? la vague la plus connue d’Europe avec Mundaka… Et la côte Ouest ? Ah ben ouais ! quand j’étais musicien dans Silmarils on a fait pas mal de tournées là bas, et avant même de signer on a fait un paquet de concerts dans les Landes … on squattait au camping de Seignosse et après on descendait jusqu’au Pays Basque et on faisait des dates un peu partout … on a même joué sur la plage de Port Vieux, à Biarritz, sous des trombes d’eaux : un truc de dingue… C’est vrai qu’on a eu le temps d’en profiter, de voir les vagues du coin et même parfois de les essayer.
BL : Tu nous dis un petit truc avant que l’on regarde la petite vidéo qui suit dans laquelle tu nous fait le pitch de « La Horde » :
Jean-Pierre Martins : Je vais te dire la vérité : je kiffe Parlementia parce que pour moi c’est un spot pour les vrais et cette marque de wear pour moi elle est vraie, les valeurs qu’elle véhicule me parlent … C’est tout.
BL : Super JP, merci pour tout et surtout pour ce petit tartare de Saumon Bio fait maison sous mes yeux, du bonheur !! Bonne continuation !
Allez ! Maintenant on se regarde la vidéo dans laquelle tu nous parles de ton actu :
Pour voir la bande annonce de la horde c’est par là, attention ça fout la trouille :
Depuis quelques dizaines d’années, les gens sont nombreux à s’indigner et à protester contre la pollution incessante du littoral marin, qu’ils soient riverains, pêcheurs ou touristes… Devant un tel désastre écologique, ils montrent le nouveau visage de l’océan tel qu’il est devenu depuis une quarantaine d’années. Des journalistes de tous les bords montrent les images des plages polluées, d’oiseaux mazoutés et la peine générale des riverains.

Mais le terme « marées noires » est désormais rentré dans le rang de catastrophe habituelle, il n’est plus exceptionnel de voir des pétroliers se fendre en deux ou s’échouer, déverser leur cargaison gluante dans tous les océans du monde. Le bilan se retrouve partout, bien visible : toute la surface océane est marquée par la trace des nappes toxiques d’hydrocarbure. La mer souffre et meurt lentement, car le business des pétrodollars permet aux pays occidentaux de vivre en consommant de toute part du pétrole.
Qu’il aille dans nos voitures, qu’il serve à produire de l’énergie électrique, des vêtements ou des plastiques, des médicaments ou tout autre dérivé, le pétrole est un élément nécessaire à notre prospérité économique, mais nous le gaspillons. Qu’il soit brûlé pour finir dans l’atmosphère, contribuant au changement climatique, qu’il finisse dans la mer ou sur nos côtes, cette ressource est considérée comme pratiquement infinie, éternelle…
Depuis le naufrage de l’Erika en 1999 sur les côtes françaises, le monde à connu plus de 700 marées noires.
Depuis quelques dizaines d’années, les gens sont nombreux à s’indigner et à protester contre la pollution incessante du littoral marin, qu’ils soient riverains, pêcheurs ou touristes… Devant un tel désastre écologique, ils montrent le nouveau visage de l’océan tel qu’il est devenu depuis une quarantaine d’années. Des journalistes de tous les bords montrent les images des plages polluées, d’oiseaux mazoutés et la peine générale des riverains.
Mais le terme « marées noires » est désormais rentré dans le rang de catastrophe habituelle, il n’est plus exceptionnel de voir des pétroliers se fendre en deux ou s’échouer, déverser leur cargaison gluante dans tous les océans du monde. Le bilan se retrouve partout, bien visible : toute la surface océane est marquée par la trace des nappes toxiques d’hydrocarbure. La mer souffre et meurt lentement, car le business des pétrodollars permet aux pays occidentaux de vivre en consommant de toute part du pétrole.
Qu’il aille dans nos voitures, qu’il serve à produire de l’énergie électrique, des vêtements ou des plastiques, des médicaments ou tout autre dérivé, le pétrole est un élément nécessaire à notre prospérité économique, mais nous le gaspillons. Qu’il soit brûlé pour finir dans l’atmosphère, contribuant au changement climatique, qu’il finisse dans la mer ou sur nos côtes, cette ressource est considérée comme pratiquement infinie, éternelle…
Depuis le naufrage de l’Erika en 1999 sur les côtes françaises, le monde à connu plus de 700 marées noires.
Les catastrophes incontournables
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Catastrophe |
Date |
Lieu |
Conséquences principales |
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Le pétrolier Torrey Canyon s’échoue |
18 mars 1967 |
Entre les îles Sorlingues et la côte britannique |
120 000 t de pétrole brut sont déversées |
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Le pétrolier Amoco Cadiz s’échoue |
16 Mars 1978 |
Sur les côtes du Finistère en Bretagne |
220 000 t de pétrole brut souillent plus de 300 km de littoral |
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La plateforme de forage Ixtoc 1 explose |
3 juin 1979 |
Baie de Campêche, golfe du Mexique |
Après 295 jours d’efforts, entre 470 000 t et 1 500 000 t s’échappe, le tiers brûle, provoquant une vaste pollution atmosphérique. Le reste s’est répandu à travers le golfe du Mexique sous forme de nappes dérivantes |
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Collision entre l’Atlantic Empress et l’Aegean Captain |
19 juillet 1979 |
Mer des Caraïbes, au large de l’île de Tobago |
280 000 tonnes de pétrole déversées en mer |
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Collision entre le Burmah Agate et le Minosa |
1 novembre 1979 |
Sud de Galveston, Golfe du Mexique |
22 000 tonnes de brut déversées en mer et 65000 tonnes brulées à bord |
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Le pétrolier Tanio sombre |
7 mars 1980 |
Nord de l’île de Batz, Finistère |
Au moins 6 000 t coulent de fuel n°2 coulent avec la partie avant |
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Le cargo « Cason » s’échoue |
5 décembre 1987 |
Côtes espagnoles près du Cap Finisterre |
Une partie de la cargaison (1 100 tonnes de produits chimiques, toxiques et corrosifs) se déverse en mer et brûle |
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Le pétrolier Exxon Valdez s’échoue |
24 mars 1989 |
Baie du prince William, Alaska |
42 000 t de brut souillent plus de 2 000 km de côtes |
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Le Mega Borg prend feu |
8 juin 1990 |
Côtes texanes, Galveston |
42 000 t de pétrole sont déversées en mer |
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La barge pétrolière Vistabella coule |
7 mars 1991 |
Sud-est de l’île de Nevis |
2 000 tonnes de fuel lourd souillent l’archipel |
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Guerre du Golfe |
26 janvier 1991 |
Koweit |
Entre 700 000 et 900 000 tonnes d’hydrocarbures se déversent en mer à cause des sabotages de l’armée irakienne, c’est la plus grande marée noire de l’histoire humaine |
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Le pétrolier Haven explose |
11 avril 1991 |
Côte Ligure, côte d’Azur française |
144 000 t de brut sont en jeu |
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Le pétrolier Braer s’échoue |
5 janvier 1993 |
Pointe sud des îles Shetland |
84 500 t se déversent en mer |
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Le pétrolier Sea Empress s’échoue |
5 février 1996 |
Port de Milford Haven, Pays de Galles |
73 000 t de brut léger souillent une centaine de kilomètres de côte |
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12 décembre 1999 |
Large des cotes du Finistère |
30 000 t de fuel lourd du type 2 se déversent en mer et souillent le littoral |
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19 novembre 2002 |
Large des côtes de Galice, Espagne |
Jusqu’à 70 000 tonnes de fioul souillent les côtes espagnoles et le littoral atlantique français |
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14 juillet 2006 |
Nnord de Byblos, Liban |
Les bombardements israéliens ont provoqué le déversement de 10 000 à 15 000 tonnes de fuel dans la Méditerranée. Il s’agit du désastre écologique le plus grave jamais connu par le Liban. |
Pour Parlementia la catastrophe la plus triste fut certainement celle du Prestige, le 13 novembre 2002 : triste date d’anniversaire… Le Prestige sombrait au large des belles côtes de Galice. Dans sa lente agonie, le navire ne cessait de vomir le poison qui lui polluait les entrailles. La marée, elle, était en noir, et il n’y a pas que les oiseaux qui en ont souffert… Une gigantesque marée noire a alors souillée gravement les côtes de Galice, du Portugal, du Pays basque, d’Aquitaine, de Vendée, et du sud de la Bretagne. Aujourd’hui encore, soit 6 années plus tard, on peut en voir les stigmates tout le long du littorale. Il faut que cela cesse !
ESCAPADES SOLITAIRES : Les temps changent …
Je rêvasse dans mon van, « Tomate », garé comme souvent à côté d’un spot sur un parking du sud des Landes. Dans ces moments de solitude entre deux sessions de surf, je me demande ce qu’il se passerait s’il n’y avait plus aucune civilisation, juste des vagues sans fin et moi tranquille juste à côté prêt à sortir la planche sous le bras …
Il resterait peut-être l’écriture, pour se souvenir : une bougie à la résine de pin sur une table en formica, du papier peint rouge passé, des bouts de meuble en imitation acajou, des vieilles banquettes fleuries. L’odeur de tout ça embaume la pièce unique de Tomate, il fait doux vivre dans mon van, quelques lumières, la bougie, l’encens, la magie du cahier et de l’encre noire sur le papier.
C’est reparti pour un tour, perdu dans mes pensées.
Quelle destination choisir pour le prochain surf-trip ?
Les vagues parfaites de Bali ? une mer émeraude ?
Le Sud Costa-Rica et sa nature Sauvage ? Pavones et sa longue gauche ? Un hamac dans la jungle ?
15 jours, trois semaines, trois mois ?
Back to Marocco ? La Source, Anchor Point, Killer Point ?
Rester là-bas des mois avec Tomate, se laisser pousser la barbe, vivre en Djellaba, siroter le thé à la menthe face au spot et presser des oranges à longueur de journée au milieu de toutes ces droites parfaites ?
Faire des prières pour le surf.
Changer de métier : Instituteur ?
Vendeur de jus de fruit ?
Du yoga ?
Tranquille, avec une bouteille d’eau et de la poésie.
Réfléchir à tout ça …
Dans la forêt, les siestes sans fin …
Qui sommes nous pour nous entasser dans les villes ?
Déjà que le bord de route ne s’arrête jamais.
Messanges (Landes), le soleil a tout écrasé, pas de vent, plus rien ne bouge sous le ciel, comment dire, bleu.
Le soleil.
On se croirait dans la garrigue avec toutes ces cigales, pas du tout en bord de mer, mais l’Océan est bien là, une mer d’huile où l’on peut chercher les auréoles, et une drôle de journée placée sous le signe du pétrole. J’ai commencé par confondre le réservoir d’essence avec celui de l’eau au moment où j’ai fait le plein. Pas assez réveillé sans doute. Puis une fuite de substitut de plomb dans la boite à gant. Et enfin du mazout pendant la session de surf.
Je me suis fait exploser. Pas de rythme, beaucoup de courant, surpris par l’écume, sa blancheur aveuglante en début d’après-midi. Des vagues de shore-break, avec l’obligation de se lever très vite si tu veux en profiter. Manque de forme.
Sortie de l’eau avec du mazout sur les pieds, sur les mains, sur la planche. Je peste après tous ces gros cons de pollueurs professionnels, j’ai envie de pleurer. Je mets de la crème épaisse sur la peau pour retirer toute cette merde, il manquerait plus que je chope un cancer à cause de ces motherfucker.
Quelques heures plus tard après quelques grillades le soleil m’hypnotise, pour faire le vide, ne plus penser. Retourner les éléments, renverser les coquillages, écraser les cailloux, suivre la plage et l’onde de sable à marée descendante, le soleil qui file sur le sable et ses nuances délicatement maronnées, les reflets improbables, les méduses bleues ?
Mon esprit vagabonde vers des créatures marines saugrenues, des hippocampes multicolores, et j’imagine une maison dans la forêt landaise pour se reposer, avec des volets un peu défraîchis, de l’herbe folle et des hortensias dans tous les coins, le moment où tu arrives après quelques mois et tu ouvres la maison après l’hiver, et tu files à la plage après des kilomètres de route.
Je me rendors.
Toujours, encore et toujours avec Tomate.
Faire une liste des trucs qui te manquent dans un camion, c’est primordial :
- un transistor
- un ouvre-boîte pas rouillé
A part ça j’ai passé une bonne journée : le matin, petit café en terrasse face à la mer, à lire le Sud-ouest. Puis surf à marée basse dans des vagues d’un mètre cinquante, deux mètres qui cassent au loin avec beaucoup de jus. Ca brasse tellement que c’est le genre de sessions où tu ne peux plus repasser la barre après deux vagues.
Je rentre un peu penaud sur la plage, le soleil me réconforte.
Le soleil écrase tout, la lumière est magnifique, tel un pacha à côté de son parasol, je trône, mi-yoga, mi-animal, je laisse le soleil m’envoûter, prendre possession de mon corps, bercé par la nature. Toutes ces vagues, l’énergie marine, le vent le sable, j’absorbe les éléments.
Je vais me baigner, électrocuté, je laisse filer cette improbable brune en maillot de bain noir, elle reviendra plus tard, nue sur le sable chaud, encadrée par ses bodyguards. Seul derrière mes vieilles ray-ban fatiguées, je respecte les lieux, des fruits, de l’eau, me voilà rassasié. Le soleil au zénith dans mes yeux mi-clos, je devine au loin un longboarder qui rame à genoux sur sa planche, il passe les vagues les unes après les autres, il file sur l’eau avec la grâce old school de celui qui sait, je le vois à peine, une lueur qui s’enfuit au loin, une idée du beau surf dans le contre-jour, on se croirait dans un film des frères Campbell. Je repars à l’eau.
Marée haute, l’océan est plus ordonné, les vagues deviennent abordables, j’en profite pour réaliser quelques jolies descentes, je reste à l’eau pendant des heures, dans la chaleur écumante, le plein soleil, je suis immortel. Retour sur la plage, farniente, lecture, je m’échappe en fin d’après-midi et m’écroule dans Tomate. Réveil, cassoulet en boîte sur le gaz, je suis affamé ….
Longue ballade digestive pendant le coucher de soleil, quelque part entre Messanges et Moliets, magnifique, juste magnifique !!!
Des petits moments merveilleux. Mais qui remercier ?
Une planète de feu qui s’enfonce dans l’Océan, des reflets roses, oranges, mauves, des volutes pastelles qui s’effilochent dans l’horizon. Le sable, impérial qui brûle et brille lui aussi de milles flammes. Et des cailloux comme s’il en pleuvait, des noirs, des marrons, des jaunes. J’en ramène dans Tomate, ils sont beaux comme tout, sages comme des moines japonais et me contemplent tout à leur sérénité, ils nous protègent, je le sais maintenant, les petits cailloux des plages vont sauver la planète, je m’endors avec cet espoir.
Encore un week-end avec Tomate.
De l’eau pure et fraîche, et des mots.
Suis sorti la nuit au clair de lune, étrange et lumineux. Noir et nuageux. Un brillant opaque, des luminosités charbonneuses et argentées.
Au petit matin, petit surf aussi, des vagues moyennes qui ferment. Arrivé un matin avant l’aube, des étoiles dans le ciel de Dax. Quelques nuages dans la forêt landaise, c’est nuit noire. Les premières lueurs du matin s’installent peu à peu et laissent entrevoir de grosses lignes de houle qui rentrent régulièrement sur la plage.
Je file à l’eau sur le spot de Vieux-Boucau. Nous sommes deux à l’eau. Des reflets argentés sur l’eau, ça brasse 1 mètre cinquante à 2 mètres suivant les séries. Dans ma tête les tubes sont parfaits, rapides, efficaces.
Direction Hossegor sur les débris du championnat du monde de surf.
Je vais surfer, beaucoup de jus, la washing machine, sortie de l’eau difficile, sieste dans la forêt.
Un rêve étrange, le cerveau comme machine à rêver.
L’aventure continue, une pluie fine s’abat sur le van.
La pluie.
Au fond le capitaine d’un vaisseau se doit de consigner les faits et les choses, avant de sombrer dans la poésie : après deux jours de pluie ininterrompue, la forêt landaise se réveille pendant que le vent s’acharne sur nos corps fatigués, humides, presque moisis.
Le sable a gagné la bataille et emporte tout sur son passage, l’eau salée, l’humidité qui ronge l’air, qui nous bouffe : la rouille, les carcasses, le tabac, l’alcool, les fringues enfumés, les filles qui se ressemblent, celles qui vous scrutent de leurs grands yeux désabusés.
La fuite, le repos, l’ouverture sur le monde en attendant de partir à nouveau : lire des gros bouquins dans la force du vent, et surtout ne pas lâcher son stylo. C’est parfois triste un camping, ça sent les chaises en plastique, loin des grands sentiments.
Je me réveille à Hossegor sous la pluie, apaisé. Je suis complètement passé à côté des mois d’Aout et de Septembre, de toutes ces belles vagues de cyclones et leur longues houles, j’ai laissé derrière-moi les surfeurs professionnels, je n’ai rien suivi, tout manqué.
Trop de rêveries.
Grosse houle à Hossegor : des wagons d’écume qui nettoient toute la plage.
Fuite à Biarritz.
Le soleil se demande s’il ne va pas tarder à se coucher, sur la route il embrase la forêt landaise, le pays basque, les bouchons de Biarritz.
Chez mes amis, au fond d’un bon lit, le sommeil ne devrait plus tarder maintenant.
Petit matin, deux aventuriers à l’eau.
Des courageux en short, sweat à capuche, les planches sous le bras, ça parle anglais, les kids vont surfer sous la pluie. Au milieu des maisons basques, c’est la Californie australienne. Soudain dans la Halle retentissent les chants basques pendant que les fruits de mer nous font des clins d’œil : vin blanc, crevettes, huîtres, et sieste obligatoire.
Le Dimanche sous la pluie, une pluie mécanique sans état d’âme, le fameux karcher. L’Océan et sa houle massive, des bains tourbillonnants, des trippers en cirés jaunes sous l’abri bus de la côte des basques balayée par la pluie, le vent, l’écume.
Une tempête.
Réfugiés météorologiques dans une auberge du pays basque : chipirons, soupe de châtaigne, côte de bœuf, cochons de lait, mousse au chocolat.
Quelques vieilles maisonnées isolées dans l’arrière-campagne, les virages se font plus hasardeux mais les moutons veillent sur nous.
Retour au bercail, bien calé au fond d‘un épais canapé.
Dehors, la grêle s’acharne sur la vieille maison basque.
GIPSY TITI pour PARLEMENTIA – décembre 2009
Différentes façons de voir les choses…
Ce lundi matin je retourne bosser et je prends la pluie, mes pieds sont trempés, j’ai froid, ça me rappelle étrangement mon week-end, un surf-trip improvisé avec mon pote de PARLEMENTIA quelque part sur la côte de Lumière, « back to the roots » dans un endroit où j’ai commencé le surf dans les années 80’s ….
Jeudi soir sur l’autoroute on se raconte nos vies pendant quatre heures, on arrive vers minuit et demi au Formule 1 de la Roche sur Yon, dans le couloir on entend des râles, c’est la porte 115, « oui,oui,oui, yes, yes, yes, … » ambiance !
A 7 heures et demi le vendredi matin on est sur le pied de guerre, douché, équipé, on fait l’impasse sur le petit dej F1 ce qui fait rigoler la charmante petite blonde qui tient l’endroit, on se dit qu’elle doit en voir des vertes et des pas mûres, on passe rapido dans le hall avec nos boards sous le bras et c’est parti !
A 8h30 on est sur le spot de mes débuts, personne à l’eau, soleil, pas de vent, petite houle de longueur moyenne, c’est glassy, on fonce à l’eau au milieu des mouettes, je reconnais les lumières argentées dans les parois des vagues, je suis ému, ça me rappelles mes premières sessions en 1986, à l’époque pendant ce premier été je prenais surtout des droites, aujourd’hui c’est plutôt la gauche qui marche, la houle est mini mais on sent le potentiel du spot et les sets rentrent régulièrement.
Plaisir d’être à l’eau avec un pote, on surfe tranquillement pendant deux heures, on s’échange nos boards , 6.2 contre 6.8, et retires-moi ce leach qui détonne dans le paysage, je donnerais beaucoup pour avoir un longboard de 10 pieds avec ces conditions, je ferme les yeux et j’imagine des nose-rides impossibles en position yogique, je commence à avoir froid aux mains et ça me réveille, on rentre sur la plage au milieu d’un banc d’éperlans, l’eau transparente, la marée franchement basse, et ce long W.E qui ne fait que commencer !
Direction le supermarché local, tout a changé dans la station balnéaire de mon enfance, toutes ces constructions modernes ultra-moches, quel putain de fucking gachis !
La société de l’ultra-consommation… heureusement que le soleil brille pour tout le monde comme dit la chanson.
Brioche, jus d’orange, bananes, carottes rapées et céleri rémoulades, riz Thai, merguez, on file sans se retourner vers un spot de pêche, on mange en attendant que la mer remonte, et là en plein soleil, sur un petit bras de marais salant, on taquine la friture locale, attention si c’est trop petit faut remettre à l’eau, ça aussi ça a changé, il y a 20 ans tu prenais tout ce que tu voulais, aujourd’hui les bars sont en train de disparaître de la circulation, il faut protéger leur développement.
Je n’ai jamais eu de chance à la pêche, je prends dans l’ordre un escargot de mer, un petit crabe rouge, un mini gobi, une vive et un mini-bar de 2 cm , tout ce petit monde file illico dans le courant …
Mon pote prend quelques bars, on les relâche, trop petits …
Plein soleil, à l’abri du vent du Nord derrière une dune, mes paupières font relâche mais il ne faut pas mollir et trouver un endroit pour la nuit. On choisit un bout de plage désertée par les nudistes, des petits murs de galets vont nous abriter du vent du nord, pas un nuage, des amis vont nous rejoindre pour un petit feu de camp improvisé, les merguez de l’amitié, quelques bières, les soleil tombe lui aussi, c’est la pleine lune qui se lève, incroyable, un soleil de nuit, au-dessus de la dune, ramassage du bois mort sur la plage, l’eau chauffe pour le riz, on se couvre, je sors un bonnet au cas où, ça rigole, ça discute, vers 23 heures je tombe justement sur mon sac de couchage , je m’équipe, polaire, coupe-vent imperméable, j’ai la tête dans les étoiles, ça brille dans ma tête, la grande ourse, les étoiles filantes, et la lune qui continue son périple, des pêcheurs qui passent avec leurs loupiottes, surréalistes, nos amis qui veulent nous héberger, no way ! Cette nuit on dort à la belle étoile, pour se nettoyer de nos vies trop urbaines et avoir des rêves étoilés plein la tête.
A 4 heures du mat je me réveille pour aller pisser, je réveille malencontreusement mon pote, il fait un froid polaire, nos duvets sont trempés, je file raviver le feu, heureusement il y a encore quelques braises, j’ai l’impression que c’est une question de survie, je ramasse du bois sur la plage, tout est trempé, incompréhensible, il n’ y a pas un nuage dans le ciel, la lune est juste au-dessus de nous et éclaire toute la plage, la mer est haute, c’est étrangement calme, absolument pas de vent, seul le reflet des mini vagues sur cet océan limpide et noir comme un miroir nocturne, on pourrait presque aller surfer avec 1 mètre de plus mais ce serait une très mauvaise idée à 4 heures du mat dans ce froid et cette humidité mystérieuse.
Je ne comprends rien et puis soudain on la voit, devant nous, troublante : une brume épaisse qui s’est abattue sur la dune, un brouillard à couper au couteau, on se croirait dans un roman noir du 19 ème siècle, les étendues de bruyères ont disparu sous un voile épais et humide qui s’est abattu aussi sur nous : nous sommes fait comme des lapins de garenne, piégés sur ce petit bout de paradis devenu glaçant. Pas question de baisser les bras, on se réchauffe autour du feu et on se recouche vers 5 heures. A 7 heures c’est la lune qui se couche définitivement, il fait désormais nuit noire et pour un dernier petit peu feu avant l’aube il devient difficile de trouver du bois. On réchauffe quelques braises et à 7h30 le jour se lève, découvrant la plage de mystérieux halos brumeux, des couleurs magiques, le soleil d’octobre, la lumière rasante du matin, les étendues liquides qui se déversent sur la marée basse, quelques promeneurs équipés comme des scandinaves, on se rend compte qu’il fait zéro degré …
Heureux des lumières, du soleil qui vient sécher nos sacs, même s’il n’y a finalement pas de vagues à cet endroit, nous trainons sur cette plage magnifique de solitude, on pourrait être au Chili ce serait pareil. On n’a ni café ni thé, on boit de l’eau réchauffée sur les braises, il parait que c’est bon pour la santé, nous trainons un peu, déconnectés …
Nous rejoignons notre voiture avec nos sacs sur le dos, les planches, les combinaisons, le cliquetis des bouteilles vides qui nous rappellent notre soirée sympathique au grand air … Sur le chemin une vieille dame un peu méfiante nous conseille d’éviter de dormir sur la plage, il parait qu’il y a des sangliers qui trainent à la nuit tombée … Je me dis que c’est sans doute un truc pour effrayer les nomades qui dorment n’importe où et je rigole en pensant à la bête du Gevaudan, décidément nous sommes sur une terre de contes et légendes, pour une fois qu’une espèce n’est pas en voie de disparition !
Le café, le thé, nous le prenons en terrasse sur une plage locale, le soleil a repris ses droits et une seule solution s’offre à nous pour nous requinquer : aller surfer !
A nouveau sur la plage de mon adolescence, par le petit chemin discret qui traverse les dunes, je cours sur le chemin dans l’attente de la surprise, il y a aura-t-il des lignes de houles ?
Je repense à toutes les sessions passées sur cette plage, les Smiths à fond dans le walkman, l’album Hatful of Hollow de 1984, j’ai un gros flash, je me revois fermant les yeux sous la douche et fantasmer des lignes de houle qui m’arrivent dans la gueule.
C’est petit mais toujours surfable, la houle est plus longue qu’hier, pas un nuage, océan glassy, je suis complètement nostalgique en ramant vers le peek.
A nouveau deux heures à l’eau, du pur bonheur, juste le plaisir d’être à l’eau au milieu de ces petites vagues parfaites, des droites, des gauches, ça ouvre, ça ferme, on s’en prend plein les yeux …
Quand je pense qu’ils annoncent 1,50m dans trois jours et qu’on sera déjà parti …
Fin de la session, crèpes au jambon de pays, chocolat et caramel liégeois dans un petit port de la région, un passage au surf-shop pour checker les boards, une sieste ( enfin ! ) à l’ombre d’un parking et nous retrouvons nos amis qui nous ont gentiment proposé une douche, un dîner et un toit pour la nuit !
Le plaisir simple d’une douche bien chaude, d’enfiler des chaussettes propres … tout un programme de réflexion !
Dîner consistant : tarte aux légumes, rizzoto, patisseries, vin rouge local, les guitares sont de sortie : on chante Muse à tue-tête « You could be my unentented choice to live our life together, you could be the one I allways love ! », c’est cool d’avoir des amis musiciens, on s’écroule à nouveau à 23 heures, on est des petits vieux maintenant, mais surtout on doit de se lever à 8 heures pour aller surfer.
Nutella, pains grillés, embrassades, on repart pour le fameux spot, dimanche matin, personne dans les parages, pas de houle, vent du sud, inutile de tortiller, il faut rentrer chez nous, l’autoroute nous attend …
Je regarde une dernière fois l’Océan, un brin mélancolique, et je me retourne vers la dune, pensif.
Et soudain je le vois à une centaine de mètres, en haut de la Dune, qui regarde le spot lui aussi, le museau frémissant, le souffle puissant dans le matin glacial, peut-être même brumeux, who knows ?
Le sanglier.
Il nous regarde pendant quelques secondes et file dans les bois vers de nouvelles aventures.
Je souris en pensant à la vieille dame, je remets un peu de wax sur mes souvenirs d’adolescence et nous reprenons la route, nous aussi vers de nouvelles aventures …
GIPSY TITI pour PARLEMENTIA – octobre 2009

PARLEMENTIA s’engage, tout comme WWF et greenpeace, pour lutter contre la pêche destructrice, la surpêche, les pollutions en tout genre : les océans sont aujourd’hui dans une crise abyssale.
Pour bien comprendre et participer activement à ce combat il suffit de cliquer sur ce lien :
http://www.pourunepechedurable.fr
Et de lire cet article :
Pêche: la quasi-totalité des poissons risque de disparaître des océans d’ici 2050
Par Jean-Louis SANTINI
WASHINGTON (AFP) – La quasi-totalité des espèces de poissons et de crustacés pêchés pour la consommation auront disparu des océans avant 2050 si les tendances actuelles se poursuivent, ont mis en garde jeudi des scientifiques américains et canadiens.
Cette disparition accélérée de la biodiversité marine résultant de la pêche excessive et de la pollution menace la sécurité alimentaire de la planète et l’environnement, affirment ces biologistes et économistes dans l’étude la plus exhaustive réalisée à ce jour sur ce sujet et publiée dans la revue américaine Science datée du 3 novembre.
« Nos analyses indiquent que sans changement, la situation actuelle laisse présager de sérieuses menaces sur la sécurité alimentaire mondiale, la qualité des eaux côtières et la stabilité de l’écosystème qui affecteront les générations actuelles et futures« , écrivent-ils.
A ce stade, « 29% des espèces de poissons et de crustacés sont en passe de disparaître« , précise Boris Worm ajoutant que « les prises de pêche de ces espèces ont diminué de 90% » ces dernières années. La morue de l’Atlantique nord a déjà atteint le point de non-retour et est considérée quasiment éteinte.
« Si cette tendance se poursuit, tous les stocks de poissons et de crustacés pourraient être épuisés d’ici 2048« , a ajouté Boris Worm.
A l’inverse, toute espèce qui retrouve un taux normal de reproduction contribue à la santé et à la stabilité des océans ainsi qu’à leur capacité d’absorber des chocs comme la pollution et le réchauffement du climat.
Ces scientifiques expliquent que la perte de biodiversité réduit profondément la capacité des océans à produire des poissons et crustacés, de résister au développement des parasites comme certaines algues ainsi qu’à produire de l’oxygène et à filtrer les substances polluantes.
Pour cette étude, les chercheurs ont fait la synthèse de toutes les données couvrant mille ans d’histoire marine, celles provenant d’études dans 48 zones marines protégées et des statistiques mondiales sur la pêche de 1950 à 2003.
« Toutes ces données montrent aussi qu’il est possible d’inverser les tendances actuelles avant qu’il ne soit trop tard« , estiment les auteurs de l’étude, déplorant toutefois « que seul 1% des océans soit protégé actuellement« .
Au lendemain de la publication de cette étude l’organisation écologiste Greenpeace a réclamé vendredi l’inscription de près de la moitié des océans au titre de sanctuaires marins.
« La surpêche et la pêche illégale détruisent nos océans à un rythme alarmant« , a déploré Nilesh Goundar la porte-parole de Greenpeace pour l’Australie, qui appelle à la mise en place d’une vaste zone de protection sur 40% des mers.
par JEAN-PIERRE GAUFFRE
Faut-il s’inquiéter de la sécurité des installations nucléaires en France ? Pas le moins du monde. Parce qu’en France, on n’a que de l’uranium gentil…
Croyez-moi ou pas, mais il n’y a aucune raison de s’inquiéter des fuites d’uranium dans les centrales nucléaires en France… Ecoutez plutôt ce que vous dit Areva… Ce n’est pas dangereux, ça n’a aucune incidence néfaste sur l’environnement… Vous savez pourquoi ? C’est très simple… C’est parce qu’il y a deux sortes de nucléaire dans le monde… Y a le nucléaire méchant et le nucléaire gentil… Qu’est-ce que c’est que le nucléaire méchant ? C’est le nucléaire qu’on trouve à l’étranger… C’est le nucléaire de la bombe atomique, Hiroshima, Nagasaki… Très méchant, ce nucléaire-là… Le nucléaire de Tchernobyl… Très méchant aussi, celui-là…

Alors que nous, en France, on n’a que du nucléaire gentil… Celui qui donne de l’électricité, celui qui fait marcher la télévision et le four à micro-ondes… Et pourquoi on n’a que du nucléaire gentil, en France ? Parce qu’en France, on a des très bons acheteurs d’uranium… Quand le gringo de chez Areva, celui qui travaillait avant chez Jacques Vabre, il va au Canada, en Australie ou en Russie acheter de l’uranium, il fait bien la différence entre le gentil et le méchant… Sur les marchés où il y a tous les producteurs, quand on essaie de lui refourguer de l’uranium méchant, le gringo d’Areva, il n’en veut pas… Il dit : non, ça, c’est pas bon pour Areva… Moi, je ne veux que de l’uranium gentil…
C’est pour ça qu’après, quand il y a des fuites chez nous, quand ça part dans les rivières, ou que ça s’évapore dans l’air autour des centrales, ce n’est pas grave… C’est de l’uranium gentil… Y a des petits morceaux d’uranium qui se baladent comme ça dans la nature et qui rencontrent les animaux, ou les fruits, ou les fleurs… Et ça se passe comme dans les films de Walt Disney… Le poisson, dans la rivière, ou l’abricot, dans l’arbre, ils disent : bonjour, gentil petit uranium, viens te promener avec nous… Et le petit uranium se promène comme ça un peu partout, sans que MamanAreva s’inquiète… Petit uranium est bien élevé et bien gentil… Il ne fera aucune bêtise dans la nature…
C’est même mieux que ça… Dans le Tricastin, quand on fait son marché, on peut faire sa radiothérapie rien qu’en tripotant les fruits et les légumes… Ca fait faire des économies à la Sécu… C’est vous dire s’il est gentil, cet uranium-là… C’est pour ça qu’il ne faut pas s’inquiéter des fuites d’uranium dans les centrales nucléaires… Mais évidemment, vous n’êtes pas obligé de me croire…



































